Rentrée 2026 : où en est vraiment le marché de l’emploi dans les énergies renouvelables ?
Ralentissement des recrutements, candidats plus prudents, tensions persistantes sur certains métiers : à la rentrée 2026, le marché de l’emploi dans les énergies renouvelables donne des signaux parfois contradictoires.
À première vue, le secteur semble entrer dans une période plus complexe. Pourtant, lorsqu’on analyse les dernières données disponibles, la réalité apparaît beaucoup plus nuancée.
Chez borea, nous avons voulu prendre du recul pour mieux comprendre les évolutions actuelles du recrutement dans les ENR et identifier les dynamiques propres à chaque filière.
Un marché de l’emploi ENR de plus en plus contrasté
Parler aujourd’hui d’un seul marché de l’emploi dans les énergies renouvelables devient difficile.
Les besoins varient fortement selon les métiers, les territoires et les filières. Certaines entreprises ralentissent leurs recrutements, tandis que d’autres continuent à rencontrer d’importantes difficultés pour attirer les compétences dont elles ont besoin.
Les profils techniques restent notamment particulièrement recherchés sur de nombreux marchés.
Techniciens, ingénieurs, chefs de projet, spécialistes des réseaux ou encore profils liés à l’exploitation et à la maintenance continuent d’occuper une place importante dans les stratégies de recrutement des entreprises de la transition énergétique.
Le solaire continue de se développer
Malgré un contexte plus incertain pour certains acteurs, le solaire photovoltaïque poursuit son développement et de nouvelles capacités continuent d’être raccordées.
Cette dynamique entretient des besoins en compétences à différentes étapes des projets : développement, études, construction, raccordement, exploitation ou maintenance.
Le marché devient toutefois plus sélectif. Les besoins ne disparaissent pas, mais ils évoluent avec la structuration du secteur et les transformations économiques de la filière.
L’éolien et les réseaux électriques conservent des besoins importants
L’éolien poursuit également son développement, avec des besoins qui restent présents sur les métiers techniques, le développement de projets, l’exploitation et la maintenance.
Les réseaux électriques constituent quant à eux un enjeu majeur de la transition énergétique.
Le développement des énergies renouvelables, l’électrification des usages et la modernisation des infrastructures nécessitent des investissements importants dans les réseaux. Ces transformations continuent de générer des besoins en recrutement, notamment sur des profils techniques et d’ingénierie.
Le biométhane poursuit sa progression
Le biométhane reste lui aussi une filière active, même si son rythme de développement évolue.
Entre développement de nouveaux projets, exploitation des installations existantes et structuration du marché, les entreprises continuent d’avoir besoin de compétences spécialisées.
Comme dans les autres filières, les besoins en recrutement dépendent fortement du territoire, du niveau d’expérience recherché et de la maturité des projets.
Recrutement ENR : regarder les métiers, les filières et les territoires
C’est sans doute le principal enseignement de cette rentrée 2026 : il devient difficile de résumer le marché de l’emploi dans les énergies renouvelables à une tendance unique.
Le ralentissement existe sur certains segments. Les candidats peuvent également se montrer plus prudents dans leurs projets de mobilité professionnelle.
Mais dans le même temps, certains métiers restent en tension et plusieurs filières continuent à créer des besoins importants.
Pour les entreprises comme pour les candidats, il est donc essentiel d’analyser le marché de manière plus précise : par métier, par filière et par territoire.
C’est dans cette logique que borea a réalisé une étude consacrée au marché de l’emploi dans les énergies renouvelables à la rentrée 2026, à partir des dernières données disponibles.

